Vénios roman : tome 1 et 2

Vénios roman : tome 1 et 2

Nous vous proposons de ré-découvrir la mythologie gréco-romaine avec Vénios…

Tome 1 et 2  à  télécharger sur ce site.
Une saga spatio-temporelle très novatrice pour :

  • découvrir la plus Belle Histoire d’Amour de Vénus sur Terre,
  • remettre la mythologie à l’ordre du jour avec des personnages légendaires devenant contemporains : Gaïa, Ouranos, Vénus, Hélios, Bacchus, Zeus, Hermès, Éros, Apollon, Athéna, Diane, Zeus, Pluton, …
  • chercher ensemble Cronos sur Terre,
  • modifier un peu la destinée de notre planète,
  • divertir chaque lecteur en lui proposant un rôle actif dans le projet de ces dieux et déesses,
  • lancer une mode véniolisante vers nos amoureux pour vivre une véniolisation époustouflante sur le site « Venios.fr »,
  • et surtout assurer des retombées bénéfiques et humanitaires dans ce projet de bâtir la première ville universelle sur la planète Terre…

avec un texte original, extravagant mais réaliste, plein d’humour et de poésie…

Vénios est la fusion de l’Amour de la déesse Vénus et de la lumière du dieu Soleil Hélios.

Hélios traverse le ciel sur un char de feu traîné par quatre chevaux.
Vénus est celle par qui l’amour est donné aux hommes et aux dieux.

«Vénios» est né de cette union, de cette alliance fusionnelle. Vénus lance cette mode amoureuse le jour de son mariage pour offrir à tous les amants le bonheur de ne faire plus qu’un. En véniolisant le début et la fin de leurs deux prénoms Vénus et Hélios, ce couple donna naissance à Vénios. Cette véniolisation devient une mode intergalactique et universelle.

Le nouveau verbe Vénioliser est du premier groupe comme le verbe « AIMER ».

Avec Vénios, vous pouvez être ou devenir véniolisamment :

véniolisable,
véniolisant,
véniolisateur,
véniologiste,
véniologue,

A télécharger gratuitement VENIOS Tome 1 VENIOS Tome 2

Elle symbolise l’Amour, lui la Lumière.

Aujourd’hui, ils vivent à Paris.

Vénios entraîne le lecteur dans la plongée d’une aventure fantastique, imprégnée de poésie, d’humour et de mythologie moderne où les Dieux de l’Olympe sont utiles à l’homme. Tous les personnages sont humains et divins à la fois et, dans une narration novatrice, un homme dévoile sa vie intime en oubliant sa mission principale sur Terre.

« Ce conte de légende dorée est un excellent ambassadeur des valeurs françaises sur le chemin de l’Humanité ». François Galliot.

L’histoire :

Détrôné par son fils Zeus, Cronos a juré de détruire la Terre. Depuis, sa famille n’a plus de nouvelle de lui et toutes leurs tentatives de le retrouver échouent ! Mais comment l’apercevoir

quand le Mal est partout sur cette planète ?

Pensant faire sortir son frère aîné Cronos de sa cachette, Ellios se réincarne sur Terre pour développer un gigantesque projet humanitaire. Ses parents l’accompagnent.

En lui rendant visite, Vénus découvre sa vie terrestre et surtout la nouvelle définition du verbe aimer de son époux. Touchée dans son symbole, la Déesse de l’Amour prend quelques initiatives afin de reconquérir le cœur de l’homme.

Pour se « vénioliser » et / ou devenir Citoyen de l’Univers :

http://venios.fr


Savez-vous que Vénios devait sortir en 2008 aux Editions Grand Caractère. Malheureusement son Directeur, Monsieur François Galliot tomba gravement malade et décéda la même année. Monand décida de continuer le combat seule avec une Grande Pensée Amicale pour son Ami. L’auteur conserva une police de 12 en écriture Garamont afin d’offrir une lecture agréable au roman.

L’ancienne pochette de l’ouvrage est encore sur FNAC.com.

Aimez-vous la nouvelle couverture de mon ami Hocine ?

VENIOS

Chapitre 1 : Votre Mission page 1
Chapitre 2 : Devenir humain page 23
Chapitre 3 : Grandir page 47
Chapitre 4 : La trahison page 81
Chapitre 5 : Etiole page 147
Chapitre 6 : Le Troubadour page 175
Chapitre 7 : Qui suis-je page 203
Chapitre 8 : bâtir une ville page 221
Chapitre 9 : Cloé page 269
Chapitre 10 : Escaba page 321
Chapitre 11 : Le rendez-vous page 351

 

Ce livre (papier) est à 24 Euros à PARIS 12éme – Métro Daumesnil …

(Remis et dédicacé par Monand devant un verre amical)

Prendre rendez-vous avec l’auteur sur : monand@venios.fr

ou Vendu sur ce site à 24 Euros + frais d’envoi (3,70 Euros) soit 27.70 Euros

( livraison « lettre prioritaire » par la Poste ).

Demandez l’adresse pour le paiement par chèque par @.

 

Voici quelques extraits de Vénios :

 

Viviane à aimer plusieurs passages dont celui du rêve :


« A cette époque, je symbolisais la bizarrerie et fantaisie et le temps d’une halte, dans le repos d’un collégien, je me mettais à rêver dans l’originalité et l’excentricité ; devenant profession, principe ou substance, je pénétrais le corps de ma rêverie.
J’étais alors : vendeur de temps libre, le vent qui transporte les nuages pendant une sécheresse, avocat animalier, les yeux qui prévoient, styliste pour handicapés, l’hôpital qui fignole, décorateur au ton naturel, l’air qui inspire, paysagiste cosmique, la machine qui distribue l’argent devant un combat, poète stellaire, la main qui remplit les verres, boursier sans cotation, l’oreille qui auditionne le silence, humoriste pour enfants tristes, le rêve qui songe aux mirages, plongeur sans frontière, le béton qui assemble sans être armé, troubadour glamour, le massage qui surprend, écrivain en braille, le parent qui dialogue avec ses enfants de langues différentes, assistant à la croix – rouge interplanétaire, le soleil qui s’oriente comme un spot, l’article qui épaule les défavorisés, publicitaire d’effets secondaires, Père Noël pour les vraies mères Noël, soldat de réconciliation, le plancton qui répare l’océan, bénévole au secours oculaire, la nudité qui habille un lagon, clochard dans un palace, le proverbe qui guide les mots, cuisinier lors d’une famine, le livre qui compte en contant, espion invisible dans des réunions secrètes de visionnaires, le travail qui retient le boulot, repriseur pour couche d’ozone, la chèvre qui sert à Zeus, chercheur à l’institut Testeur, le pain quotidien qui nourrit le blé, professeur à la Surbonté, le pied qui prend son pied, testeur de matelas pour rêveur, le temps qui s’arrête quand on est heureux, guide dans le néant, le gâteau qui décore la cerise, contestataire légal, la terre qui berce la mer, truand chez les voleurs, la santé qui sourit ou la souris qui sentait même… le chat sur l’écran, l’idole des retraités, le tchin-tchin qui scelle l’amitié et surtout… Surtout le miel qui sucre le café des abeilles.
Aucune limite à mon talent d’usurpateur, dans le jeu fascinant où l’acteur vit sa réalité, le temps d’un songe. »

Nadine se reconnait…


« Moi quand je rêve, j’aime m’en souvenir le matin, lorsque je me réveille. Il est là, jusqu’au-dessus de ma tête, en état d’apesanteur, à la frontière du conscient et de l’inconscient. Il plane une étrange impression de bien être et surtout, je ne veux ni me réveiller, ni m’endormir.
C’est là, où enfoncé dans mon lit, que je profite le plus de ces moments d’attractions intenses alors je me laisse envahir par une plénitude et une béatitude consciente, jouissant de l’invraisemblable être qui est en moi, qui somnole éveillé et vit endormi.
Ces moments là sont un véritable bonheur, le présage d’une bonne journée où rien de grave ne peut m’arriver.
C’est mon camp de base, mon intimité, ma source de vie, mon espoir de vivre une vie passionnante au quotidien, sans aucune influence extérieure.
Je me surprends parfois à provoquer cette seconde vie qui m’est si chère et qui n’a pas de prix. Je m’endors en pensant très fort à quelque chose d’important et qui me tient à cœur ; alors là les portes de l’invisible s’ouvrent et tout doucement, sans faire de bruit, j’entre dans ce flux d’images féeriques, des premiers instants de sommeil bonheur.
Mon corps s’engourdit devenant lourd et léger à la fois. Mon esprit rejoint le surnaturel exploit de vivre en moi l’harmonie totale de l’illusion d’être. Le lit devient mon plus fidèle allié, dans la recherche du plaisir de la rêverie et de son avenir. L’intensité de ma vie interne et parallèle m’attire à lui comme le plus grand centre d’intérêt de la vie terrestre.
Je suis donc un accroc à la paresse physique, à la flemme de la nonchalance, à l’oisiveté de l’inaction, à la fainéantise du désœuvrement. Je me «lézarde » souvent pour rejoindre une activité plus intense, dans mon repaire de super puissance des grands de cet univers.
Le soir au camp de base du génie, je suis mon héros préféré. Les gens que j’aime m’aiment. Quant aux autres, je m’en moque, d’abord je ne les vois même pas, tellement je les ignore. Superbe, pratique d’être le seul créateur, décideur sur ma constellation. J’ai tous les rôles, les pouvoirs, les visages et toutes les solutions. Mon pays, ma ville, ma maison et mon ciel d’existence n’ont plus de frontières et je possède la langue universelle qui comprend tous les idiomes interplanétaires : le regard.
Gestionnaire de mon temps, bonheur et équilibre, je suis le noctambule de l’obscurité qui ne me nourrit que de mes propres brins de folie libérés en moi. J’aime être cette graine qui germe en moi pour donner ce fruit suave qui aura la saveur exquise d’une nouveauté délicieuse au goût incomparable.
C’est bon ! Je me régale et si je salive sur mon oreiller, cela en est bien une preuve, non ?
– Tu parles d’une preuve, Carpe Diem Junior, c’est surtout la preuve que tu es un dégueulasse la nuit en bavant.
« J’hallucine », c’est la voix de maman.
Super, cela fonctionne. Merci ! Merci ! Trois fois merci aux rêves ! »

 

Marc a beaucoup ri avec certains détails sur l’emplacement du foetus et son organisation de vie. Il a relu le 2 chapitre à voix haute et en famille pour animer une soirée… (rire assuré)


« La plupart du temps, Bibi 1er voulait dormir mais son Je m’avait installé près de la salle des machines où mon Je entendait circuler tout ce qui passait.

De la panse à la déchetterie, ses tuyaux véhiculaient de la matière première dans un perpétuel remue-ménage. Ainsi de siphon en siphon, dans des allées et venues incessantes, l’hermaphrodite n’arrêtait jamais d’en extraire de l’énergie.

Comment dormir tranquillement ou devenir simplement mélomane quand, vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept, mon Je écoutait ses émissions viscérales sur radio boyaux ? (Et Mozart, Beethoven ?) (A la recherche de la pureté, le fantaisiste Wolfgang Amadeus a toujours dissimulé l’ironie d’une âme inquiète et Ludwig n’avait-il pas de graves problèmes auditifs ?)

Parfois, près de cette fosse d’orchestre, mes deux sonars captaient les ondes tapageuses de sa production septique diffusant l’expulsion de ses fèces. (La naissance de la poésie n’est pas dans ce chœur.) (C’est normal Bibi 1er n’a aucune voix.)

En terme acoustique, mon sous-estimé Je subissait d’entrée de jeu, le vieux jeu merdique du concepteur de vie terrestre. Ce résultat était dépourvu de confort et intérêt pour une qualité de vie naissante.

Malgré toutes mes idées novatrices, mon temps d’arrêt s’est aménagé entre les crêtes de sa dorsale principale et ses épines sciatiques.

Pourquoi l’évolution de mon profite du jour présent a échoué près d’une fosse d’aisance ? (Tous les homos sapiens ont eu la même literie et en 50000 générations, aucun n’a jamais fait un pareil procès à sa mère !) (Et alors ? Il faut bien commencer un jour ! )

Plutôt que d’entendre toutes ses rumeurs à digérer à longueur de journée, Bibi 1er préféra devenir indifférent à la transformation de la matière première. Devant l’utilisation postérieure de ce farceur, expert en mauvais goût, le fabuleux Bibi 1er a eu une pensée maligne : devenir ingénieux pour son avenir terrestre. »

Claude, un peu macho, a compris Bibi 1er quand il a choisi son sexe.


« Si le bien-être n’est pas si mal, dans ce mâle qui fait du bien à l’être de l’homme qui se dit femme pourquoi ne serais-je pas homme dans tous les sens de la double définition ? Si autour des attributs de l’homme, la femme peut se libérer. Pour l’image de l’homme, Bibi 1er doit s’équiper : d’un sexe de phallus et d’une verge de pénis !

Pourtant, j’aurais bien voulu avoir votre charme de femelle, votre beauté légendaire et le magnétisme envoûtant pour être au cœur de la vie de l’homme !

Toutes ces merveilleuses choses qui font Femme dans mon dictionnaire si le mot Homme n’avait cette ambiguïté dans le vôtre. Aucune approche du genre humain n’est définie pour sexe féminin qui donne la vie et la fête des mères sert surtout à l’homme pour honorer la mère de ses enfants… Celle des pères n’a pas la même notoriété dans la parité.

Si l’homme ne possède pas de femme de chambre, naturellement, c’est sa femme qui assume les fonctions des domestiques. Je vous ai dit ; le rôle d’épouse, au sens unique, est très souvent enchaîné aux devoirs autres que conjugaux par la loi.
Généralement, c’est une seule femme qui fait tout dans la maison de l’homme. Aussi, Bibi 1er a préféré être celui qui aide… Celui qui reçoit le petit bisou de satisfaction du sexe qui pense avoir tout à faire pour l’image de l’homme. Donc, à cause de l’image véhiculée par le sexe féminin dit faible qui me transportait, la vie masculine me paraissait plus convenable et commodément riche en passion avec une facilité de jouissance sur elle. (Quel petit con, pour ne pas dire grand… vu la taille de l’homme !) Comment le pouvoir éducatif des femmes a permis au mâle de se libérer de la tutelle maternelle ? Ce n’était pourtant pas gagné vu la dépendance, dès l’enfance, des hommes aux femmes.

Néanmoins, certains hommes portent des vêtements de femme ; les magistrats sont en robe pour exercer leurs fonctions alors pourquoi l’image de la femme est dévalorisante pour l’homme ? Pourquoi les femmes ne traînent pas devant les tribunaux ceux qui ternissent l’image du sexe féminin ?

De tous temps, se faire traiter de « femme » est une insulte pour l’homme. (Mon fils ; ce qui est une injure pour certain, devient un plaisir pour quelques homosexuels… Les femmes ont parfois des prénoms masculins et des métiers d’homme… et quand on dit qu’elles sont « de vrais hommes » que doit-on penser d’elles ?)

L’existence de la virilité est bien plus avantageuse et fascinante en gloire surtout intellectuellement aux dires de nos héros et physiquement aux ouï-dire de la gente féminine de nos dames, dites de bonne compagnie.
Ces combattantes ne se montrent pas très solidaires entre elles, alors pas étonnant qu’elles soient à la traîne dans chaque engagement héroïque. Pourtant respectueusement, les hommes de bonne éducation leur laissent des privilèges vitaux ; la si célèbre phrase « Les femmes et les enfants d’abord » a dû les avantager parfois…

Quand la Saint-glinglin viendra-t-elle fêter la date où le beau sein sera le seing de l’homme ?

(Comment veux-tu que je te laisse écrire de pareilles inepties et surtout pourquoi a-t-on choisi un macho de première, en état primaire du cerveau, penser qu’il peut servir la cause des Edem Pairc ?) (Non maman, je ne suis pas machiste car j’ai profité de mon passage dans ton corps, pour savoir, comprendre et surtout prendre le meilleur chez une vraie femme. C’est pour cela que je suis devenu un amour d’homme.) (Enfin une bonne nouvelle ! Et depuis quand ?) (Je commence demain, comme tout le monde.) »

 

Francine a raté l’arrêt de son train… (trop absorbée par le livre) et n’a pas vu son mari qui l’attendait sur le quai de gare… Il remercie l’auteur de lui avoir volé la vedette… (nous sommes désolés pour les 40 km supplémentaires)


« Puis par jour d’orage du mois de novembre…
Oui, je m’en souviendrai, toute ma vie, de ce ciel obscur en nuages opaques. Pour un enfant intelligent et passionné, Carpe Diem fabriquait, dans la serre de l’arrière grange, un échiquier en bois. J’écoutais le dernier enregistrement du troubadour et afin d’apprendre une de ses chansons, je la mis en boucle sur le lecteur audio.
Dans l’éther assombri, de cette fin de journée diabolique, j’aperçus dans une flèche d’éclair plus éblouissant que de coutume, une paire d’ailes blanches qui filait, emportant l’éclat de la foudre, dans le dôme du cosmos qui protestait.
C’était certainement un messager de Zeus, pour se promener dans le fracas grondant et prolongé du tonnerre armé qui effraie tant les mortels. Dans le déchaînement de cet ouragan, la colère zébrée de Jupiter détacha, un des deux ailerons du corps sinistre qui s’enfuyait, pour le faire tomber dans mon obscurité terrestre. Une nébulosité envahit cet espace aérien, me coupant de la luminosité solaire, un peu comme une éclipse totale en pleine tornade.
Étonné et intrigué, je regardais descendre vers moi, l’aile d’un blanc grisâtre phosphorescent qui devenait en tombant de plus en plus pesante et foncée dans sa chute délirante. Après avoir cassé un carreau de la verrière, elle finit violemment sa course, sur une de mes pièces terminées : mon fou clair. A ce moment là, anormalement déséquilibré, mon pion abattu tomba sur l’échiquier et prit la couleur de son adversaire : sombre.
Foudroyé par cette métamorphose d’intrigues et de manigances, tarissant la source de mes larmes, mes yeux affolés se voilèrent subitement et j’ai dû les fermer.
Je ne me souviens plus, du laps ce temps qui s’est écoulait avant que mon regard ne s’ouvre sur le futur jeu d’échecs ; mais je sais qu’il était flou… Devant ce pion hagard, terrifié par l’arrivée d’une aile dans son corps pur, un peu comme un poing de fou, sans le « l » dans son f.ou. Ma pièce devint ombre satanique sur mon jeu.
Ce tout petit bout d’ange venait de fissurer mon fou clair angélique dans le fou flou d’une tragédie à devenir fou frappé par son idée…
«…Au seuil… d’un avenir… filant… un vœu…»

Les mois passèrent et mon organisme s’est mis à hiberner comme jadis Titus ; j’étais mon geôlier.
Je décevais mon je t’aime car je m’égarais en perdant ma reine sur l’échiquier de mon flou. Carpe Diem avait disparu et je dénonçais les abus qu’on me révélait et que je voyais.
Le verbe aimer ne se conjuguait plus au présent et celui de ma princesse n’avait plus de préjugé pour ses futurs du moment.
Dans cet hiver catastrophique, j’ai revu Escaba, dans la psyché de l’étang cristallisé par le miroir de mon âme figée. Etiole était là, sans source lumineuse, elle me regardait pleurer…
Le sang de mon cœur s’est vidé vers mes larmes et le deuxième cœur, offert par maman, est tombé dans l’étang. Comment ? Je n’en sais rien et j’avoue que devant l’absurdité de la situation, je ne l’ai point dit à personne.
A la campagne tout finit par se savoir ; pourquoi faire rire ? Aujourd’hui, vous pouvez faire ce que vous voulez de cette information ; c’est un anonyme, se moquant du ridicule, qui l’a gravé dans sa mémoire. (Anonyme ? Toutes les galaxies savent que rien n’est anonyme. L’humain pense être à l’abri dans ses pensées mais leurs secrets ne sont que locaux.) (De qui est cette confidence ?) (D’un anonyme !) (Qui perturbe nos ondes ?) (Mon fils, j’ai la confirmation par l’équipe Monand ; l’intrusion vient de la planète Terre.)
Depuis que je suis né, j’ai toujours vu les hommes se tourner vers un Dieu surtout quand ils ne croyaient plus en rien. Dieu peut-il voir et entendre autant de cris ? Vu l’état de la Terre, j’en doute et où est-il ? Je parle d’un Dieu d’amour naturellement alors, s’il m’entend, je lui dis simplement « regarde et fais quelque chose ! ». Aussi j’ai souvent préféré l’homme qui attire l’espoir d’un peuple… »

Colette s’est souvent reconnue dans notre héros et, à maintes reprises, a sorti son mouchoir. Elle a invité Monand chez elle pour parler poésie et remercier l’auteur d’avoir rendu ses lettres de Noblesse aux Méres avec le rôle d’Aurore Boréal.


« Parfois au cours d’un repas, Maman me demandait :
– Qui êtes vous Monsieur ? Je ne pense pas vous connaître !
Un jour, je lui ai répondu :
Ellios – Madame, je suis l’enfant de votre mari, le frère de votre deuxième fils, le neveu de votre frère et aussi ce gosse qui jouait chez vous. Son Altesse reconnaît-elle peut-être Bibi, l’interprète de ses rêves ? Princesse ne voyez-vous pas dans mes yeux Carpe Diem Cuistot qui vous a servi à l’auberge Amalthée House. Ma Souveraine, ne suis-je pas l’enfant au deuxième cœur celui que vous avez rendu grand avec vos trois cœurs ? Aujourd’hui ma Reine, pour vous divertir au Palais de l’évasion, je suis un peu votre fou dans cette cour ; je suis Monsieur Alzheimer pour vous servir Majesté !
Maman – Eh bien ! Donnez-moi un apéritif Monsieur Alzheimer, vous me paraissez si gentil !
Ellios – Madame, je cours vous chercher celui que vous préférez pour trinquer à la santé de l’amour, la chaleur de l’amitié et la fantaisie de l’esprit !
Maman – Et Monsieur Alzheimer, fait quoi dans la vie si ce n’est pas indiscret ? »

« Bravo Alzheimer, tu m’as aidé ! Saleté d’Alzheimer, quel mépris du métier ! Sympa Alzheimer, elle s’évadait ! Folie d’Alzheimer, tu m’as possédé ! Vive Alzheimer, heureusement qu’il y a des infirmiers ! Démence d’Alzheimer, comment est ton fumier ? Génial Alzheimer, elle oubliait ! Pourri d’Alzheimer, tu l’as consumé ! Chapeau Monsieur Alzheimer qui a eu conscience d’une idée…
Par un beau soir d’automne, Maman lâcha ma main pour poser le corps de son âme, sur ce bouclier en pétales de rose rouge d’un sublime coucher de soleil, où elle s’endormit en souriant à la vie.
Une gerbe de lumière illumina paisiblement la galaxie quand dans ce brasier ardent qui consumait ma matière, ma lumière quitta ma Terre accompagnée par les chevaux du char argenté de la nuit étoilée.
Tendrement l’amour de la beauté du monde disparaissait de mon horizon sur cet astre symbole de mon étendard qui fait le jour et part éclairer ailleurs la nuit.
Une pluie d’étoiles passait par-là et j’ai fait un vœu, vers son avenir, son pays magique. Peut être existe-t-il ?
«…Au seuil d’un soir étincelant de mille soleils dans la voie lactée, je rêvais sur les routes du cosmos à la recherche d’un avenir, quand je vis passer cette étoile illuminant mon ciel galactique ; Ô astre de lumière filant… sème l’espoir de la réalisation d’un vœu…» »

 

Un scientifique a trouvé la drague terrestre d’Ellios surprenante en originalité…
« 

…tout à coup, dans ce splendide firmament que j’admirais, un ovni littéraire a illuminé mon astre terrestre en perdition dans sa révolution autour du soleil. Mes faisceaux ont suivi cette étoile filante, influençant les destinées humaines, en lui adressant un vœu. Cette météorite a modifié sa trajectoire, en effectuant une rotation très lente sur elle-même pour revenir sur mes rayons cosmiques. Attiré par la surface montagneuse de ses deux pôles magnétiques, mon écorce terrestre perdit le Nord, en mettant mon orbite autour de son champ de gravité. Responsable du scintillement de mes lasers, j’envoyais une première sonde, vers l’astéroïde, afin d’étudier la nature avantageuse, riche en radiations et énergie.
Le retour de sa première fusée interplanétaire mit moins d’une seconde, pour couvrir et briser la distance de nos deux mondes et facilita l’ère de l’assaut protonique.
L’origine du système de ma nouvelle constellation, se prénommait « Cloé ». La créature aventureuse du spationaute sauvage ne résista pas bien longtemps au désir d’aller voir ce qui se passait sur sa couche atmosphérique afin de dresser une carte complète du relief semblable aux conditions de naissance de la matière vivante.
Doté d’un télescope destiné à l’enregistrement de données précises sur la formation de phénomènes j’installais ma station météorologique juste au dessus de son atmosphère. Avec beaucoup plus de précision je devais surveiller la dérive de nos continents, prédire orages et ouragans.
L’amateur le plus chevronné se passionna pour ce nouveau prénom, Cloé. Le géologue mit sur pied un programme de communication afin d’enrichir l’inépuisable curiosité minérale.
Le voyageur proposa, à la lumière de ses jours et à l’étincelle de ses nuits, une idylle dans un lagon paradisiaque. Chaleureusement dans sa bonté, la pureté de Cloé partagea tous ces trésors de beauté naturelle et d’idéologie profonde.
Au cours de nos activités, nos minéraux fusionnaient dans une continuelle évolution des structures internes et externes pour l’épanouissement de nos sources de plaisir.
Cloé brouillait mes radars lors de tremblements de terre provoquant la foudre et le tonnerre dans notre ciel astral. Alors sortait de mes entrailles, la graine qui transperçait le noyau, le manteau et l’écorce de ma Terre pour libérer le magma par une cheminée principale. Des projections surgissaient de ce cratère, lors d’éruptions volcaniques dans l’intensité de notre immensité interplanétaire. Lors de la fusion de nos échanges, les forces souterraines brûlantes de Cloé provoquaient l’effet de l’apesanteur.
Astre de charme, de beauté, de splendeur, de douceur, de poésie, d’harmonie et d’intelligence et de bien d’autres mots aussi sublimes, je vous vénère.
O Femme ! Femme et femme !
Les yeux bandés, je pourrai sculpter avec la légèreté d’une plume, tout votre corps, jusqu’à vos ailes de papillon qui bordent les yeux de ma passion.
Et j’ai arrêté à nouveau, mon temps sur la saison de l’amour, en ramenant ce présent à la maison.
Je, non cette fois-ci nous, nous conjuguions, à deux, les mêmes verbes comme : découvrir, embrasser, câliner, roucouler, éprouver, ressentir, frémir, brûler, languir, soupirer, concevoir, respecter, avoir, être, s’éprendre, s’abandonner, se perdre, s’attacher, s’affoler, s’enivrer, s’enticher, fusionner.
Et dans l’action de ces trois mois, j’ai oublié Maman, sa ville et tout le reste aussi.
O toi Amour, esprit qui nourrit l’âme fertile, jamais terre ne se lasse de ton patois.
O toi Maîtresse, plaisir qui berce le corps soupirant, jamais amante n’enlace aussi bien que toi.
O toi Amie, solidarité qui féconde l’attachement complice, j’aimais cette place chez-toi.
O toi Princesse, beauté qui inonde le respect d’un amant, jamais regard ne se glace quand il te côtoie.
Cloé s’endormait très souvent dans les bras de mes nuits et chassait certainement les cauchemars pour nicher sa vie dans mon seul rêve.
La plus belle des Déesses de lumière étoilait le ciel de mon corps, possédait la clé de mon coeur, apportait la paix à mes colombes et inspirait le désir à l’amant. Dans la foi des abeilles qui extrait l’amer fiel pour y déposer la douceur du miel. Mais le matin, ma bergère commençait son travail très tôt ; aussi, souvent Cloé laissait son pâtre dans les bras de Morphée, ce dieu grec, fils de la nuit et des songes. Elle le jalousait en taquinant mon précieux côté gay et ma virile partie lesbienne. Comment pouvait-elle pénétrer dans les bi vies d’épanouissement non partagées où j’étais parfois homme, femme, animal, végétal ou tout ce qui en fait mon originalité. »

 

Et les 270 autres pages de Vénios sont encore plus surprenantes…